Au musée Guimet, l’année consacrée à la Corée offre une traversée fascinante de cette culture, depuis ses racines les plus anciennes jusqu’à ses expressions les plus contemporaines. Deux expositions majeures, K-Beauty et Silla : l’Or et le Sacré, dessinent ainsi un véritable récit, capable de susciter curiosité, admiration… et désir de départ.
Avec l’exposition K-Beauty, le visiteur découvre bien plus qu’un phénomène cosmétique : une esthétique globale, profondément ancrée dans l’histoire coréenne. Depuis le XVIIIe siècle jusqu’à la vague culturelle actuelle, la beauté y apparaît comme un équilibre entre nature et sophistication, entre tradition et innovation. Peintures, objets, photographies et créations contemporaines témoignent d’une continuité remarquable, où les idéaux anciens irriguent encore les pratiques modernes. La réussite mondiale de la K-Beauty, portée par la Hallyu, révèle ainsi la puissance d’un modèle culturel capable de séduire bien au-delà de ses frontières.
En regard, l’exposition Silla : l’Or et le Sacré plonge le visiteur dans les origines mêmes de cette sensibilité esthétique. Le royaume de Silla, l’une des grandes civilisations de l’Asie de l’Est, y apparaît dans toute sa richesse : un monde où l’art, le pouvoir et la spiritualité s’entrelacent étroitement. Les somptueux objets d’or, les vestiges archéologiques et l’évocation de la ville de Gyeongju donnent à voir une culture où le sacré structure le regard et façonne les formes. Héritage toujours vivant, cet art ancien constitue une clé essentielle pour comprendre la Corée d’aujourd’hui .
Entre ces deux pôles – raffinement contemporain et splendeur ancestrale – se dessine une continuité qui explique l’engouement croissant pour l’art coréen. Loin d’être un simple effet de mode, cet intérêt repose sur une profondeur historique et une capacité unique à conjuguer mémoire et modernité.
C’est précisément cette richesse que propose d’explorer le voyage organisé par l’Association de l'École du Louvre. Prolongement naturel des expositions, il invite à découvrir in situ les paysages, les sites et les œuvres qui ont nourri cette culture. De Séoul à Gyeongju, des temples aux musées, le parcours promet une immersion complète dans une civilisation dont la vitalité ne cesse de surprendre.
Ainsi, après avoir contemplé la Corée au musée, pourquoi ne pas aller à sa rencontre ?